Fréjus-côté jardin : une ville de caractère où il fait bon respirer
Urbanisme
2/8/20263 min read
Vous ne l'aimez pas, cette jolie boite carrée qui a poussé sur la rue Paul Bret ? C'est pourtant l'avenir qu'on nous prépare, admirez les arbres dont s'enorgueillit la bâtisse ..


Nos coups de gueule


Quand les façades se rapprochent des trottoirs jusqu'à les toucher, voilà ce que devient la frondaison des arbres. Pas sûr que la biodiversité y trouve son compte!
Pourquoi, dans les quartiers qui ne sont pas encore saturés de béton, ne pas imposer des reculs plus généreux ?
Le respect de la nature a longtemps marqué l’identité de Fréjus jusque dans l'habitat collectif.
Les immeubles construits à l’ancienne respiraient dans la verdure. C’est le cas des « Pins d’Azur», par exemple, sur Hyppolite Fabre, ou de la « Croix du Sud », sur la Place de la Porte d’Hermès. Ici, un permis de construire va conduire à supprimer les magnifiques eucalypsus et pins qui embellissaient la place en abritant un parking utile à tous. Irréparable.
Le long de l’avenue du 8 Mai 1945, les résidences des « Aiguières » ou de l’« Argentière » se protégeaient du bruit derrière des talus verdoyants intelligemment pensés ; un nouveau bâtiment vient d’interrompre l’harmonie, plongeant sur la circulation à la verticale, sans aucun espace de protection. Est-il opportun de laisser l’urbanisme du jour confronter les futures résidents à des nuisances évidentes - bruit, pollution - tout en dégradant une avenue dont l’esthétique ennoblissait la ville ?




La promiscuité, ça vous tente ? Quelle qualité de vie, pour ceux qui sont derrière, et quel espoir de vie pour ceux qui sont devant et verront, bientôt, un autre mur s'élever devant leur balcon ?
Nous ne sommes pas de grands esthètes mais quelques fautes de style nous interpellent aussi.


Sur le Quai de la Marine, juste à côté du « Nautilus », va surgir un nouveau bâtiment, dernier maillon de la chaîne de Port Fréjus I. Pourquoi renonce-t-il à la couverture de tuile ? C’était pourtant la signature bienvenue du quartier. Port Fréjus II a ignoré cette esthétique, pour se rallier à la vogue des boites carrées qui déferlent aujourd’hui indifféremment de l’Alsace à la Bretagne et de la Bourgogne aux Landes. N’est-il pas dommage de se couler dans cette mode qui lamine toute originalité des terroirs ?


Est-il dans nos gènes d'accepter sans broncher la dégradation et la dévalorisation ?
Cessons d' accepter comme une inexorable fatalité les conséquences lamentables d'une telle densification. On peut imaginer mieux !
