Fréjus-côté jardin : une ville de caractère où il fait bon respirer

nos objectifs

Défendre le caractère aéré de la ville

  • protéger les quartiers pavillonnaires de l’appétit des promoteurs : ils sont une signature et un poumon pour la ville.

    Il existe un continuum et un échange de services incessant entre ces quartiers et les zones d’habitat collectif plus denses. Commerces et services d’un côté, oxygène et flâneries de l’autre. A l'heure où le réchauffement climatique pousse ailleurs à revégétaliser les villes, il semble curieux de détruire le patrimoine végétal qui survit encore dans la nôtre. La préservation de cet environnement calme et verdoyant est vital pour les piétons en balade comme pour les cigales, écureuils, oiseaux et autres espèces d’une mini-faune aussi précieuse que menacée. Chaperonner la tortue caouanne, c’est bien; n’oublions pas ses humbles cousins qui habitent nos jardins et sont la trame de la vie.

  • militer pour que les nouvelles résidences collectives soient entourées de rideaux verdoyants généreux : ne pas admettre que certaines se collent les unes aux autres ou s’élèvent à la verticale d’avenues bruyantes, s’émancipant de toute obligation vis-à-vis de la nature et de la qualité de vie des futurs résidents. Fréjus n’est pas Antibes.

  • lutter pour une densification contrôlée qui ne réduise pas la qualité de vie des Fréjusiens : pollution, saturation des équipements, engorgement du trafic ou des places de stationnement. Rien n’oblige la ville a entrer dans une course au gonflement exponentiel de sa démographie.

Préserver son cachet provençal

Sur le littoral méditerranéen, Fréjus est une des rares agglomérations qui ait conservé son centre ancien. Nous ne parlons pas ici des ruines romaines, par malheur largement négligées sinon sabotées, mais du village : ruelles et maisons entretenues, c’est une réussite en dépit de quelques verrues et d’un arrêt regrettable de la piétonisation. Côté mer, Port Fréjus 1 a eu l’élégance de se plier à l’esthétique de la tuile romaine, tandis que Port Fréjus 2 renonçait à ce caractère, qui aurait pourtant fait du Canal une allée remarquable. Dans ce contexte nous souhaitons :

  • rester vigilants quant à la protection du centre ancien et de ses abords immédiats.

  • garder la signature architecturale de la Provence partout où elle reste lisible et dominante : nuances de couleurs, toitures de tuiles romanes en pentes légères à privilégier sur les formes carrées et les toits en terrasse qui bourgeonnent partout et laminent l’identité des terroirs.

Protéger la nature là où elle existe encore, en particulier, et c’est un miracle fragile, dans la zone littorale.

  • Défendre la Base Nature contre les tentations : bétonisation, privatisation, affectation à des usages sans rapport avec l’hygiène et le sport.

    Des arbres ont été plantés, dont acte. On a pensé aux chiens, pourquoi pas ? Un espace canin a été crée, soit, puis un autre, qui n'était peut-être pas une urgence absolue... Reste à

    --- améliorer l’entretien des équipements existants, qui laisse à désirer;

    --- veiller à la sauvegarde de zones de parking permettant aux résidents d’accéder au lieu.

    --- repousser les activités bruyantes et polluantes qui n’ont pas vocation à s’établir là. Les moutons, oui, les motards, non. Le Roc d’Azur soit, les concerts rock, non : il est lamentable que les pistes de roller, les terrains de tennis ou de basket, très populaires auprès des familles et des jeunes, soient de fait interdits au public pendant tout l’été.

  • Protéger les plages du grignotage des installations fixes ou temporaires. Veiller à ce que leur nombre et leur embonpoint florissant ne réduisent pas les baigneurs à devoir, comme à Cannes, enjamber les arrière-cours des restaurants pour arriver à ce qu’il reste de plage.

Promouvoir des accès qui permettent aux résidents d'accéder à la nature.

  • En zone urbaine : développer voies vertes et moyens de circulation non polluants. Par exemple, ouvrir dans la butte Saint Antoine un chemin piétonnier qui permettrait, en le reliant au royaume des plages, de mettre en valeur le centre ancien.

  • Du côté de Saint Aygulf, le chemin des douaniers a le mérite d’exister et d’être entretenu. De grands parkings permettent l’accès aux plages. Mais pour les vélos :

    --- pourquoi ne pas rebâtir la petite passerelle qui permettait de boucler un joli tour du côté des étangs de Villepey ? Détruite par une tempête, jamais reconstruite…-

    --- à quand les passages sécurisés sur l’Argens le long de la D 559 ? Longtemps promis, toujours remis en dépit du danger.

  • Et plus loin, du côté de l’Estérel, on rêverait d’un entretien minimum des routes goudronnées qui permettent de pénétrer dans le Massif. La RF de la Louve sombre dans un état chaque jour plus pitoyable. L'entrée de « Castelli » sur l’avenue des Golfs est cahotique au point de devenir impraticable. De facto, l’axe est quasiment réservé aux 4x4 depuis trois ans : ce qui n'est ni très juste ni très écologique, si l’on considère que cette porte vers le Massif est une des plus proches de l’agglomération. Quelques arguments entendus assurent qu'on réfléchit à des enrobés durables. Vu la très faible vitesse de cette réflexion collective, un colmatage provisoire des trous qui font plus de 30cm de profondeur pourrait être une idée à creuser.

    A quoi sert d’investir dans la communication pour faire reconnaître ou mieux connaître un parc naturel désert l’été ? Quand il fait chaud, tout le monde est sur les plages et d’ailleurs, le risque d’incendie amène à fermer les massifs. C’est l’hiver et aux moyennes saisons que les sportifs et les familles s’approprient l’Estérel. Et pour cela, ils ont besoin d’accès pratiques plus que de label ou d’empaquetage artificiel de cet espace. Avec des travaux modestes, l’agglo Estérel-Côte d’Azur rendrait ce poumon merveilleux plus accessible.

    De façon générale, les résidents apprécieraient que des sommes comparativement ridicules, comparées à celles qui vont être engouffrées dans la Promenade des Bains, soient consacrées à des travaux qui ont un réel impact sur leur quotidien.

Nos moyens d'action

Communiquer

Nous les ferons remonter par le biais

  • d'échanges et de contacts avec les médias et les réseaux

  • d’une concertation avec les décideurs locaux que nous travaillerons à instituer, renforcer ou forcer.

Nous souhaitons établir un dialogue constructif avec les décideurs.

Le tissu urbain de la ville changera, c’est évident. Nous voulons faire en sorte qu’il évolue sans perdre son âme et que les habitants soient associés autrement que symboliquement à l’évolution de leur environnement : pas de modification de PLU sans réelle concertation.


Pour cela, nous proposons de nous fédérer. nos réunir le plus grand nombre de voix, représentant tous les coins de la ville.

Nos sensibilités politiques sont différentes ? Heureusement ! Vous êtes jeune ou vieux, vous vivez dans une maison ou en appartement, vous êtes rêveur ou pragmatique...

Nous projetons de mettre en commun nos expériences et nos idées pour affûter et promouvoir nos perspectives.

Rassembler